Journée d'action des cliniques : le ministre de la Santé Jung soutient les hôpitaux sarrois
Lors de la journée d'action d'aujourd'hui, de nombreux hôpitaux de la Sarre ferment symboliquement leurs entrées principales pour protester contre la loi sur la stabilisation des taux de cotisation prévue par le gouvernement fédéral.
Le ministre de la Santé Magnus Jung : « Je soutiens les hôpitaux de la Sarre et souligne la demande que la loi prévue sur la stabilisation du taux de cotisation doit être urgemment adaptée. La nécessité d'une réforme de l'assurance maladie légale ne fait aucun doute, mais les mesures décidées par le gouvernement fédéral provoquent un risque élevé de faillite dans le secteur hospitalier. Cette année, les hôpitaux ont déjà contribué à hauteur de 1,8 milliard d'euros à la stabilisation du taux de cotisation. Malgré les mesures d'économie prévues, ils seront néanmoins lourdement surchargés, devant supporter près de 40 % des économies. Cela n’est pas proportionné et menace à court terme la prestation de soins de santé en Sarre. »
Une demande correspondante sera présentée ce vendredi au Bundesrat. La demande précise que les mesures d'économie ne doivent pas entraîner la fermeture des cliniques ni déboucher sur une restructuration froide et incontrôlée. L'objectif du budget du personnel soignant, qui est d'améliorer durablement les conditions de travail dans le secteur des soins, ne doit en aucun cas être sacrifié à d'éventuelles économies. Le potentiel d'allègement réside plutôt dans la réduction des exigences bureaucratiques actuellement massives, c'est pourquoi le Bundesrat demande immédiatement une loi de réduction de la bureaucratie.
Jung conclut : « Pour pouvoir stabiliser financièrement et durablement l'assurance maladie obligatoire (GKV), l'État fédéral doit enfin prendre en charge les coûts des prestations non assurantielles telles que celles destinées aux bénéficiaires du revenu citoyen. Je ne peux pas comprendre que la subvention générale de l'État fédéral doive même être réduite. Il en va de même pour la suppression de l'assurance conjointe sans cotisation, d'autant plus que les efforts bureaucratiques liés à la mise en œuvre et l'effet financier attendu ne sont pas proportionnés. »