L’écho désastreux du public face aux « plans de signalisation » du ministère des Transports, visant à modifier la couleur de la signalisation des pistes cyclables dans toute la Sarre pour au moins 400 000 euros, a poussé le ministère à fournir des explications supplémentaires. Cependant, ces nouvelles explications suscitent plus de questions que de réponses convaincantes. Angelika Hießerich-Peter, présidente régionale du FDP Sarre, considère que de nombreux points restent non résolus.
Il faut garantir que les fonds prévus pour la nouvelle signalisation servent avant tout au développement des pistes cyclables. Ce n’est qu’avec de nouveaux itinéraires que de nouveaux panneaux ont un sens.
Le fait que tout le projet repose sur des données SIG obsolètes – notamment un cadastre de panneaux inutilisable – est scandaleux. Ces données anciennes ont néanmoins été financées par des fonds publics ; ne pas les maintenir à jour constitue un gaspillage de ressources publiques. Il est désormais nécessaire de créer un tout nouveau cadastre dans lequel les pistes cyclables quotidiennes et touristiques seront regroupées. Et ce n’est pas tout : la signalisation verte actuelle des pistes cyclables a déjà été financée par un fonds de soutien et est, de jure, soumise à une interdiction de financement jusqu’en 2032. Par ailleurs, le financement des pistes cyclables régionales reste encore non clarifié. De plus, les communes devront assumer les coûts d’entretien de la signalisation, ce qui laisse à penser que le Land va une nouvelle fois transférer des charges financières aux collectivités locales.
La présidente du FDP s’interroge sur la nécessité de faire appel à une agence coûteuse de Berlin pour le recensement des itinéraires, alors que les spécialistes du tourisme expérimentés des communes et districts sont au cœur du sujet du « tourisme à vélo » et connaissent bien les emplacements.
Il est important pour les cyclotouristes d’emprunter des itinéraires bien aménagés. Que le parcours dispose de quatre ou cinq étoiles – l’un des arguments principaux du ministère pour cette initiative – est d’une importance secondaire pour les visiteurs. À titre d’exemple, le Saar-Radweg, qui longe l’autoroute, la B51 et la ligne ferroviaire entre Sarrebruck et Merzig, rend souvent illusoire la notation cinq étoiles.
Il faut également considérer que de nombreux restaurateurs et hôteliers le long des parcours ciblent les cyclotouristes comme clientèle et utilisent le design actuel des panneaux pour leurs établissements. Pour eux aussi, la quête d’une uniformisation de l’apparence engendrerait de nouvelles dépenses inutiles.
Angelika Hießerich-Peter exige que le ministère revoie fondamentalement son projet prématuré.
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