La conférence, organisée sur invitation de la représentante chargée des affaires culturelles dans le cadre du traité de coopération franco-allemand, la ministre-présidente Anke Rehlinger, ainsi que de la présidente de la conférence des ministres de la culture, la ministre Christine Streichert-Clivot, et de la ministre de l’Éducation nationale de la République française, la ministre Anne Genetet, a offert une plateforme pour discuter des défis et des opportunités de la coopération éducative entre les deux pays.
Christine Streichert-Clivot, présidente de la Conférence des ministres de l'Éducation en 2024 et ministre sarroise de l'Éducation et de la Culture, a souligné : « La coopération franco-allemande est l'un des piliers les plus importants pour rendre nos systèmes éducatifs durables et relever les défis. Au cours des deux derniers jours, nous avons travaillé sur la manière d'exploiter le potentiel de nos stratégies éducatives afin de façonner activement les processus de transformation de nos systèmes éducatifs. L'éducation et la langue sont la clé de la participation sociale et du renforcement de notre avenir. Ensemble, nous voulons offrir à nos élèves les meilleures conditions pour leur développement personnel et professionnel. Pour cela, nous développons des concepts d'enseignement-apprentissage innovants et des environnements d'apprentissage attrayants qui permettent aux jeunes de se déplacer avec compétence tant dans le monde analogique que numérique. Les compétences linguistiques et les compétences pour l'avenir sont plus importantes que jamais – et grâce au dialogue, aux échanges et aux expériences interculturelles, nous rapprochons les personnes. Les résultats de la conférence seront utilisés pour les futures initiatives et projets de la coopération éducative franco-allemande. Nous revenons sur des journées réussies et nous nous réjouissons de poursuivre notre étroite coopération dans le domaine de l'éducation. »
Anke Rehlinger, représentante chargée des affaires culturelles dans le cadre du traité de coopération franco-allemande et Première ministre de la Sarre, a souligné : « La coopération franco-allemande dans le domaine de l'éducation est essentielle pour nous afin de renforcer des valeurs communes telles que la confiance et la compréhension, et de construire des ponts pour le dialogue et la compréhension en Europe. Les ministres de l'éducation des Länder et les recteurs d'académies français ont aujourd’hui non seulement examiné les mesures existantes pour l’apprentissage de la langue partenaire, mais ont aussi convenu de nouvelles mesures. Ensemble, nous encourageons la conscience transfrontalière de nos enfants et jeunes quant à l’importance de l’amitié et de la coopération franco-allemande pour l’avenir et l’unité de l’Europe. »
„Plus que tout, nous avons besoin d’enseignants valorisés, motivés, entreprenants, pour mettre l’excellence des professeurs au service de l’excellence des élèves. (Nous avons surtout besoin d’enseignants renforcés par la reconnaissance, la motivation et l’énergie, afin de favoriser le développement d’enfants et de jeunes forts et confiants.)“, a ajouté la ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse de la République française, Anne Genetet.
La conférence s’est inscrite dans la continuité du thème de présidence 2024 de la présidente de la KMK « L’éducation en temps de changement - concevoir la transformation avec courage ». Les questions centrales étaient les suivantes : de quelle manière la coopération franco-allemande peut-elle contribuer aux processus de transformation ? Comment l’intelligence artificielle peut-elle favoriser l’apprentissage des langues étrangères ? À quels endroits avons-nous pu coordonner nos actions afin de prendre des décisions importantes et appropriées pour nos systèmes éducatifs au niveau européen et international ? Ces questions et d’autres ont été intensément débattues. L’événement comprenait plusieurs tables rondes où des sujets clés tels que l’attractivité du métier d’enseignant, l’utilisation du numérique et de l’intelligence artificielle pour promouvoir l’apprentissage des langues, ainsi que le développement de nouveaux métiers dans le contexte de la pénurie de main-d’œuvre qualifiée ont été abordés. Les participants étaient unanimes pour souligner qu’une coopération étroite dans ces domaines à tous les niveaux de la coopération éducative franco-allemande, en particulier entre les Länder et les académies, est indispensable pour relever les défis du changement numérique et de l’évolution démographique.
C’est pourquoi la déléguée aux affaires culturelles dans le cadre du traité de coopération franco-allemande, la présidente de la Conférence des ministres de l’Éducation, ainsi que la ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse de la République française ont adopté la « Déclaration de Sarrebruck ». L’objectif de cette déclaration est de consolider et d’approfondir la coopération dans le domaine de l’éducation en période de changements, de crises mondiales et de multiples défis sociétaux. En effet, l’éducation est la clé du succès dans la gestion des processus de transformation en France, en Allemagne et en Europe.
Contexte
Les « Recteurs d’Académie » sont les principaux responsables de la surveillance scolaire d’un district administratif (Académie) en France et ont le rang de secrétaire d’État. Ils relèvent du ministère français de l’Éducation nationale (Ministère de l’Éducation nationale), actuellement dirigé par la ministre française de l’Éducation Anne Genetet.
Les rencontres qui ont lieu tous les deux à trois ans alternativement en Allemagne et en France entre les plus hautes autorités décisionnelles allemandes et françaises dans le domaine scolaire visent à renforcer la coopération éducative franco-allemande décentralisée entre les Länder et les académies. Cette coopération, désormais institutionnalisée depuis plus de deux décennies entre les Länder et les académies, revêt une importance particulière dans la mise en œuvre du traité d'Élysée ainsi que du traité d'Aix-la-Chapelle. Grâce à cette collaboration continue et sans cesse intensifiée – tant au niveau décentralisé que personnel – ces deux traités prennent vie et l’amitié franco-allemande en Europe est consolidée.