Le 19 novembre 2024, le BMI, le BMFSFJ et le Bureau fédéral de la police criminelle ont présenté pour la première fois conjointement le rapport de situation « Crimes sexospécifiques à l’encontre des femmes ». Les chiffres sont alarmants : en 2023, il y a eu 938 tentatives de féminicide, dont 360 avec issue fatale. Chaque jour, 140 femmes et filles sont victimes d’une infraction sexuelle. Dans tous les domaines (notamment les meurtres, infractions sexuelles, violences domestiques et numériques ainsi que la traite des êtres humains), les chiffres ont augmenté par rapport à l’année précédente.
Les Nations unies estiment que plus de 35 % de toutes les femmes dans le monde sont victimes de violences sexuelles ou physiques au moins une fois dans leur vie. En Allemagne, une femme sur trois a subi des violences physiques ou sexuelles au moins une fois dans sa vie. Chaque jour, un agresseur en Allemagne tente de tuer une femme, et tous les deux jours, une femme est assassinée. Dans environ la moitié des cas, c'est le partenaire ou l'ex-partenaire qui est responsable de ces actes.
Outre la violence physique et sexuelle, la violence psychologique et émotionnelle a également des conséquences graves. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) désigne la violence comme l'un des plus grands risques pour la santé des femmes.
L'Association nationale des déléguées communales aux droits des femmes de la Sarre a ainsi lancé, le 25 novembre, un signal visible et clair dans tout le Land sous le mot d'ordre « Non à la violence contre les femmes ». À Saarlouis, Dillingen, Homburg, Neunkirchen, Püttlingen, Völklingen, St. Wendel, St. Ingbert et dans le district de la Sarre-Palatinat, des drapeaux, des banderoles sur plages et aussi des bannières sur des clôtures de chantier et des ponts ont rappelé la position claire des déléguées aux droits des femmes. Celles-ci réclament en même temps davantage d'offres d’aide, mieux équipées, ainsi que la mise en œuvre de la Convention d'Istanbul, que l'Allemagne a déjà signée en 2018.
Avec le soutien du NBS, les drapeaux ont pu être hissés autour du Grand Marché. « La violence contre les femmes est une honte qui ne doit avoir aucune place dans notre société. Avec cette action, nous lançons à Sarrelouis un signe clair et visible : les agressions contre les femmes sont des attaques contre notre société libre et civilisée. Il est de notre devoir non seulement de regarder, mais aussi d’agir – par la sensibilisation, la prévention et le renforcement des dispositifs d’aide », a souligné le maire Marc Speicher.
Le district de Saarlouis a également soutenu l'action : « Le district et la ville montrent véritablement leur soutien et envoient un signe visible à l'extérieur. Nous soutenons cette action et souhaitons également la porter à la connaissance du public ! », déclare Bernd Valentin, adjoint du district de Saarlouis.
L'action a été créée suivant l'exemple de la ville de Spire.