Avec la proposition « Marquer les emballages trompeurs : protéger les consommateurs et l'environnement », la Sarre veut mettre fin aux emballages trompeurs. La ministre de la Protection des consommateurs de la Sarre, Petra Berg, souhaite, avec l'initiative « Marquer les emballages trompeurs », freiner les tendances de la shrinkflation et de la skimpflation. Le 22 novembre, elle prendra la parole lors de la séance plénière du Bundesrat : « Les organisations de protection des consommateurs constatent régulièrement des tromperies dans le domaine des emballages. En tête, le Centre des consommateurs de Hambourg, qui décerne chaque année même le prix de l'emballage trompeur de l'année. Pourtant, les emballages trompeurs ne cessent d'augmenter. Avec notre initiative, nous voulons freiner cette tendance. »
La priorité de l'initiative porte sur deux phénomènes : le maintien de la taille d'emballage connue avec moins de contenu à un prix constant ou plus élevé, ce que les experts appellent la « shrinkflation ». Et la soi-disant « skimpflation », où des ingrédients plus chers et de meilleure qualité sont remplacés par des ingrédients de moindre qualité et donc moins chers.
Il existe déjà plusieurs lois et directives européennes contenant des dispositions visant à lutter contre les emballages trompeurs, mais celles-ci ne sont pas suffisamment concrètes pour protéger efficacement les consommateurs dans la pratique.
En 2021, une étude commandée par l'Association fédérale des centres de consommateurs a révélé que chaque année, 1,4 million de poubelles pourraient être économisées en Allemagne si les fabricants renonçaient aux emballages aériens surdimensionnés.
Avec l'initiative sarroise, une étiquette appropriée pour les changements de contenu ou de qualité des produits dans les supermarchés et les grands magasins doit être introduite. Cette étiquette doit être appliquée pour une période de six mois et entrer en vigueur dès que le produit présentant l'une des modifications de quantité ou de qualité mentionnées ci-dessus est disponible dans le commerce.
De plus, la Sarre propose de créer au niveau national un point de contact avec une fonction d'information pour les consommateurs. Elle demande également l'établissement d'une réglementation européenne uniforme imposant aux fabricants une obligation d'étiquetage directement sur les produits ainsi que la fixation légale d'un remplissage minimum par groupe de produits ou d'une limite supérieure d'espace vide.
La chaîne de supermarchés française Carrefour peut servir d'exemple. Elle a commencé à l'automne 2023 à signaler elle-même les emballages trompeurs. Depuis le 1er juillet, une loi en France oblige les supermarchés à identifier les emballages trompeurs.