Rehlinger s'est exprimée dans le cadre de la « Réflexion politique du Nouvel An » à l'église protestante de la ville de St. Wendel sur la parole biblique « Tu es un Dieu qui me voit » (Gen 16,13), la devise sous laquelle les églises ont placé la nouvelle année.
L'histoire biblique dont est tirée la devise concerne Agar, l'esclave concubine qui, enceinte, fuit dans le désert pour échapper à l'oppression de sa maîtresse. « Dieu s'est occupé de cette esclave, il la voit comme un être humain, non comme un sujet sans droits », a souligné Rehlinger. Cela devrait nous faire réfléchir, car « ce n'est pas la naissance qui honore une personne, mais ses efforts envers ses semblables ».
La pandémie de Corona a montré qu'aucun emploi n'était insignifiant dans la société d'aujourd'hui, du serveur au chauffeur de bus en passant par le personnel soignant dans les hôpitaux. « Chacun est nécessaire et doit être reconnu par nous », déclare Rehlinger, notamment les groupes sociaux que Dieu voit, mais qui « ne sont pas si naturellement reconnus par nous-mêmes ».
Il est temps d'accorder à chacun le respect nécessaire. Cela vaut en particulier pour les secouristes et les personnes engagées pour les autres, compte tenu des récents débordements lors de la soirée du Nouvel An. « Si une campagne d'affichage est nécessaire en raison d'un manque de respect, cela signifie que nous avons un retard à rattraper », a déploré Rehlinger.
Il ne faut surtout pas perdre de vue ce qui ne fonctionne pas encore bien. La devise de l'année appelle à se lancer un défi, à réfléchir à son propre comportement, même sur des questions désagréables comme les différences dans l'accueil des réfugiés en provenance de divers pays d'origine.
En même temps, la parole biblique appelle aussi à avoir confiance en soi, à trouver des solutions aux problèmes pour lesquels il n'y en a pas encore. Dans ce sens, la devise nous apporte également la promesse que Dieu, du moins, nous voit tous, ce qui est déjà une bonne chose, selon la ministre-présidente. « De cette certitude, nous puisons la force nécessaire pour façonner l'avenir, force dont nous avons grand besoin ».
Cela se déroule déjà dans de nombreuses actions hivernales, où des personnes prennent soin des autres. « Soyons avec nos moyens l’ange qui dit à Agar : ‘Le Seigneur a vu ta misère et l’a entendue.’ Portons encore plus attention à ceux qui sont seuls ou vivent dans la pauvreté, ainsi qu’à ceux qui ne sont pas encore vus », a exhorté Rehlinger devant les quelque 200 invités.
L'accompagnement musical de la méditation a été assuré par la Kantorei Offenbach sous la direction du cantor i.R. Roland Lissmann, Thomas Layes (orgue et piano) ainsi que par la violoniste de 16 ans Marie Joselle Hendel de Völklingen.
Voir aussi : www.evangelisch-in-wnd.de/politische-neujahrsandacht