Comment les agriculteurs peuvent-ils être soutenus financièrement face à l'augmentation énorme des coûts, notamment dans le secteur de l'énergie ? C'était l'un des thèmes centraux de la conférence des ministres de l'agriculture à Quedlinburg. Afin que les exploitations agricoles et forestières puissent supporter la hausse des coûts énergétiques, elles devraient également bénéficier des aides prévues pour les petites et moyennes entreprises (PME) dans le cadre du paquet de réduction des prix de l'énergie. Un consensus a été trouvé à ce sujet lors de la réunion des ministres de l'agriculture des Länder et de la fédération.
La Sarre a également demandé – conjointement avec la Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la Rhénanie-Palatinat et la Thuringe ainsi que les Länder dirigés par l’union – au gouvernement fédéral d’augmenter l’allégement pour les entreprises concernant le gazole utilisé jusqu’au maximum légal possible selon le droit de l’UE.
Un tel soulagement tangible de l'agriculture locale améliorerait sa compétitivité au sein de l'Europe et constituerait une condition préalable à une réduction des coûts des matières premières, et donc de l'évolution des prix des denrées alimentaires.
Le contexte est que le carburant diesel, en particulier, ne peut pas être facilement remplacé en pratique, mais est indispensable. À quelques rares exceptions près, toutes les machines agricoles automotrices actuellement utilisées dépendent du carburant diesel. Cela vaut pour la récolte, le travail du sol ainsi que pour la lutte mécanique contre les mauvaises herbes. Cette dernière est d’autant plus nécessaire pour une utilisation réduite des produits phytosanitaires chimiques synthétiques, comme c’est la norme en agriculture biologique.
La ministre sarroise Petra Berg a souligné : « Nous sommes pleinement aux côtés de nos agriculteurs sur cette question. Nos exploitations agricoles en Sarre sont actuellement soumises à une pression énorme en raison de l’évolution des prix des principaux facteurs de production. Une harmonisation de la fiscalité énergétique, dans ce cas par une réduction de la fiscalité sur le gazole en Allemagne, pourrait notamment dans la région frontalière réduire les distorsions de concurrence existantes et contribuer à un allégement urgent des charges des exploitations. En même temps, nous encourageons les agricultrices et agriculteurs à se lancer dans la conversion à l’agriculture biologique ou à participer aux programmes futurs prévoyant une réduction des produits phytosanitaires. L’approvisionnement en produits régionaux est pour moi un autre enjeu important. »