Sarrebruck (ots) - Suite à des enquêtes du bureau principal des douanes de Sarrebruck - Contrôle financier du travail au noir de Kaiserslautern - l’exploitante d’une agence de placement en soins a été condamnée pour travail au noir, fraude fiscale et facilitation d’entrée illégale d'étrangers à une peine d’un an de prison et à une amende de 15 000 euros. Le jugement est définitif.
Une employeuse de 85 ans originaire de la région de Kusel a été condamnée à une peine d'emprisonnement totale d'un an avec sursis. Le tribunal a établi que la gérante d'une agence de mise en relation de ce qu'on appelle des aides à domicile/assistance 24 heures sur 24 employait illégalement ses travailleuses entre 2016 et 2020. Elle faisait entrer clandestinement les travailleuses originaires de pays hors UE (pays tiers). Ces aides intervenaient dans des foyers privés. Les cotisations sociales et impôts sur les salaires de ces employées n'ont pas été versés par l'employeuse. De plus, les aides à domicile/assistance 24 heures sur 24 ne disposaient ni d’un permis de séjour ni d’un permis de travail. Elles entraient en République fédérale uniquement avec un visa touristique. Or, pour exercer une activité professionnelle, elles auraient dû posséder un permis de séjour et une autorisation de travail. Un préjudice fiscal et de sécurité sociale de plus de 450 000 euros a ainsi été constaté. En plus de réparer le préjudice, le tribunal de première instance de Kaiserslautern a infligé une amende supplémentaire de 15 000 euros à la gérante de l'agence.
L'exploitante de l'agence recrutait spécifiquement dans des pays tiers des aides à domicile/assistantes 24 heures sur 24, organisait leur entrée en Allemagne et les employait dans des foyers privés. Elle confirmait aux foyers privés sur demande que les assistantes étaient enregistrées à la sécurité sociale dans leur pays d'origine ou que cette inscription serait effectuée par elle. De manière particulièrement audacieuse, les salariées devaient verser des frais pour la mise en relation avec un emploi ainsi qu'une partie de leur salaire à l'exploitante de l'agence. Cela était justifié par les cotisations sociales et les impôts salariaux encourus. Toutefois, l'exploitante gardait ces frais pour elle-même. Afin de dissimuler les relations d'emploi, aucun contrat écrit n'était conclu ni avec les salariées ni avec les foyers privés. Les frais de mise en relation/salaires étaient généralement payés en espèces. Par ses actions, l'exploitante essayait délibérément de transférer la qualité d'employeur aux foyers privés.