Après 100 jours du nouveau gouvernement régional sarrois, le FDP Sarre tire un bilan mitigé. En matière d'éducation, il y a des points positifs et des ombres, tandis qu'en économie et en police, on constate jusqu'à présent de nombreuses déceptions et des promesses électorales non tenues.
« Le gouvernement unilatéral du SPD échoue face aux objectifs qu'il s'est lui-même fixés. Les succès que le SPD revendique pour certaines de ses mesures ne méritent pas d'être mentionnés à un examen approfondi. Le gouvernement régional doit enfin commencer à tenir ses promesses électorales. », déclare le vice-président régional Marcel Mucker.
Après la faillite de Ford, une mauvaise nouvelle est survenue de Villeroy et Boch. Deux grandes entreprises quittent la Sarre, entraînant la perte d'emploi de nombreux ouvriers qualifiés. Au lieu de développer de manière proactive des concepts pour le site de la Sarre, le SPD au pouvoir est jusqu'à présent sans plan et avec peu de concepts pour la transformation du pays. La promesse électorale de créer 400 000 nouveaux emplois s'éloigne donc considérablement.
Le gouvernement voulait également renforcer la police, mais c’est le contraire qui se produit. Le projet de budget 2023 prévoit 120 nouveaux fonctionnaires. Après déduction des policiers partant à la retraite, seulement 35 nouveaux postes seront créés. Une goutte d’eau dans l’océan face à la surcharge de notre police sarroise.
Comment cela peut être présenté comme un succès est incompréhensible pour le FDP Sarre.
De plus, au lieu d'améliorer la qualité dans les crèches, contrairement à d'autres Länder, on mise unilatéralement sur une baisse des contributions. Les critiques de terrain sont ignorées. Lors de l’introduction du G9, un réel potentiel de réforme a été sacrifié au profit d’une mise en place rapide.
Pour le développement des transports en commun, il reste à voir si des changements structurels auront lieu, comme annoncé dans le programme électoral du SPD, notamment en ce qui concerne l’électrification du chemin de fer ou le développement du Saarbahn. L’État fédéral peut ici soutenir grâce aux fonds GVFG.